EdipoRe
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Épistolarité et discours politique à la Renaissance italienne

Responsables du projet : Paola MORENO et Gianluca VALENTI

Crédit : Crédit de recherche, F.R.S.-FNRS, janvier 2022/décembre 2023

 

Établir les mots que des hommes et des femmes ont échangé dans le passé c’est, avant tout, leur donner une force et une solidité, c’est redonner voix à un dialogue de jadis que nous ne pouvons plus écouter, mais que nous pouvons reconstituer. Les lettres représentent un champ d’investigation très stimulant, car le langage qui y est employé, les codes culturels et de communication dont elles sont porteuses sont d’importants révélateurs d’instances privées et publiques utiles à notre reconstitution de l’histoire des idées. Les méthodes numériques nous donnent la possibilité d’analyser des quantités de données textuelles impossibles à dépouiller manuellement, nous permettant ainsi d’appréhender sous un angle inédit plusieurs thématiques de recherche concernant le domaine de la politique dans l’Italie de la Renaissance. L’objectif du projet est donc d’explorer et de problématiser la construction du discours politique à la Renaissance italienne, par l’étude de thématiques spécifiques et par le biais d’une méthodologie moderne appliquée à l’analyse des textes épistolaires. Nous avons identifié trois axes liés entre eux et hautement significatifs pour l’époque ciblée :

  1. Femmes et pouvoir. Bien que les lettres écrites par des femmes soient moins nombreuses que celles rédigées par des hommes, le rôle joué par certaines figures féminines dans les cours italiennes au XVIe siècle apparaît crucial. Marguerite de Parme, Isabelle d’Este et Vittoria Colonna ne sont que les noms les plus connus d’une communauté féminine très importante, qui conditionna la vie intellectuelle du Cinquecento
  2. Information et diplomatie. La diplomatie des états modernes se base sur d’importants réseaux de communication entretenus par les lettres diplomatiques ou privées. Les thèmes cruciaux de l’information politique, des pratiques de négociation et de l’équilibre sophistiqué entre écriture et oralité qui se jouent au travers des lettres sont particulièrement intéressants à nos yeux: à l’époque moderne, et plus particulièrement en Italie, l’urgence de résoudre un conflit ou de signer une alliance se mêle à l’exigence croissante de constituer un réseau de communication dont le but principal est la circulation de l’information, dans le contexte d’un langage politique commun et partagé par tous les acteurs de la chaîne de commande des états.
  3. Émotions et politique. Nous assumons l’idée que les émotions et leurs manifestations sont constituées et mises en forme par la société au sein de laquelle elles opèrent. Les émotions de l’individu, à leur tour, interprètent, sélectionnent, mettent en forme et donnent son sens au monde social. Le lien avec le langage est évident, puisque la représentation des émotions tient des discours, des pratiques culturelles, des attentes et des croyances morales d’une communauté donnée. Les lettres constituent un champ de recherche privilégié pour l’analyse des émotions, puisqu’elles se situent au croisement du public et du privé, du politique et du ressenti personnel ; les cours et les villes italiennes dont ces lettres émanent constituent des communautés émotionnelles qui à leur tour supposent la coexistence d’autres communautés (la famille, les strates sociales, les appartenances politiques etc.) que les individus doivent négocier constamment, contribuant ainsi à forger leur société.

Les technologies numériques et l’expérience acquise par les équipes en place dans le domaine de l’épistolographie italienne à la Renaissance seront mises au service de ces questions de recherche. Le but est d’établir une cartographie des stratégies linguistiques mises en place par des hommes et des femmes qui, par leurs choix langagiers, construisent dynamiquement leur rapport à la société dans laquelle ils vivent et imposent leurs choix, contribuant ainsi au dénouement de situations politiques particulièrement importantes pour l’histoire européenne.

EpistolarITA
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Lettere italiane dell’Età Moderna

Responsables du projet : Paola MORENO et Gianluca VALENTI

Crédit : Opportunité stratégique, Université de Liège, janvier 2021/décembre 2022

Institutions partenaires : Archilet, Cultures of Knowledge, EMLO, EpistolART, Fondazione Memofonte, IDEA, Mapping the Republic of Letters, the Medici Archive Project, SKILLNET

Site web : http://epistolarita.uliege.be/

Ces dernières années, la création de plusieurs équipes de recherche multidisciplinaires et interuniversitaires a révélé l’importance des correspondances privées entre Moyen Âge et époque moderne. La floraison de projets internationaux axés sur les lettres a permis le repérage, l’édition et l’analyse de vastes corpus épistolaires, et les recherches d’archives visant à mettre en lumière le patrimoine documentaire européen sont aujourd’hui redevenues de grande actualité dans les sciences humaines.

Néanmoins, les recherches sur les textes épistolaires sont loin de se terminer. En 2021, à l’Université de Liège et sous la responsabilité scientifique de Gianluca Valenti et la supervision de Paola Moreno, a été lancé le projet « epistolarITA ». Ce projet s’articule sur deux axes : le premier vise à recenser, transcrire et analyser le vaste corpus, pour la plupart inédit, des textes épistolaires expédiés, entre le XVe et le XVIIe siècle, par des expatriés italiens aux anciens Pays-Bas. De leurs lettres – qui sont rédigées en plusieurs langues – ont été retenues celles écrites en italien et conservées dans les archives et les bibliothèques de Belgique.

Dans le cadre de ce même projet, nous avons développé une base de données permettant à l’utilisateur d’y introduire ses propres textes épistolaires. Ces textes seront automatiquement mis en relation avec un vaste corpus de lettres italiennes écrites entre le XVe et le XVIIe siècle. En retour, l’algorithme fournira à l’utilisateur les lettres qui sont sémantiquement les plus proches des textes insérés. De cette façon, il sera possible d’établir des nouvelles connexions, parfois inattendues, au sein de cette respublica literaria constituée de plusieurs milliers de textes épistolaires de la première Modernité.

DiplomatiCon: Pour une histoire connectée de la diplomatie en Méditerranée médiévale
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DiplomatiCon – Pour une histoire connectée de la diplomatie en Méditerranée médiévale: le Sultanat mamelouk, l'Italie et la Couronne d'Aragon (XIVe-XVe siècles) / DiplomatiCon – A Connected History of Medieval Mediterranean Diplomacy: The Mamluk Sultanate, Italy, and the Crown of Aragon (14th-15th century)

Responsable du projet: Frédéric BAUDEN
Excellence of Science (EOS) Project — Exercice 2022 (janvier 2022-décembre 2027)
Partenaires: Malika Dekkiche et Iason Jongepier (Universiteit van Antwerpen), Isabella Lazzarini (Università degli Studi del Molise), Roser Salicrú i LLuch (Institució Milà i Fontanals de investigació en Humanitats (CSIC), Barcelone).

La Méditerranée est souvent considérée comme une frontière séparant deux mondes: Nord/Sud; chrétien/musulman. Ce modèle a été principalement influencé et soutenu par les historiographies nationales, qui ont tendance à créer des frontières et à accentuer les différences entre des zones initialement connectées. DiplomatiCon a pour but de s'affranchir de cette vision unilatérale de l'histoire de la région méditerranéenne. Il le fera en présentant le tout premier exemple d'une histoire de la diplomatie qui reflète véritablement le contexte médiéval tardif des interactions et des échanges entre les mondes islamique et chrétien. Basé sur les approches et méthodologies prônées par la Nouvelle Histoire Diplomatique et l'Histoire Connectée, le projet se concentrera sur les trois acteurs les plus importants du monde médiéval tardif: le sultanat mamelouk du Caire du côté islamique et les entités politiques italiennes ainsi que la Couronne d'Aragon du côté chrétien. DiplomatiCon vise à remettre en question les récits communs d'antagonisme politique et culturel entre les deux mondes en pointant les sphères de contact et d'interaction, où un type informel de diplomatie pouvait être appliqué. Cette approche permettra de révéler l'ensemble des acteurs et agents impliqués dans les processus diplomatiques, ainsi que les réseaux immenses et étendus qu'ils ont construits dans toute la région, ce qui a facilité un large éventail de transferts culturels entre les différents participants.

The Mediterranean is often seen as a dividing border between two worlds: North and South; Christian and Muslim. This pattern has been mostly influenced and supported by national historiographies, which tended to create borders and accentuate differences between areas that were originally connected. DiplomatiCon will break free from this one-sided view on the history of the Mediterranean region. It will do so by presenting the very first example of a History of Diplomacy that truly reflects the late medieval context of interactions and exchanges between the Islamic and Christian worlds. Based on the approaches and methodologies advocated by the New Diplomatic History and Connected History, the project will focus on the three most important actors of the late medieval world: the Mamluk Sultanate of Cairo on the Islamic side and the Italian polities as well as the Crown of Aragon on the Christian side. DiplomatiCon will challenge the common narratives of political and cultural antagonism between the two worlds by pointing at the spheres of contact and interaction, where an informal type of diplomacy could be performed. This approach will allow to reveal the whole set of actors and agents involved in diplomatic processes, as well as the huge and extended networks they built throughout the entire region, which facilitated a broad range of cultural transfers among the various participants.

Le mécénat musical des cardinaux protecteurs de couronne à Rome au Seicento
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De l’exercice d’un pouvoir culturel. Le mécénat musical des cardinaux protecteurs de couronne à Rome au Seicento / The exercise of a cultural power. The musical patronage of the crown-cardinals in Rome during the Seicento.

Responsable du projet : Émilie CORSWAREM
Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) – Exercice 2022 (janvier 2022/décembre 2023).

Dans la continuité de récents travaux dans le domaine de l’histoire de l’art, ce projet contribue au renouvellement de l’étude du mécénat cardinalice (voir en particulier BAKER-BATES, HOLLINGSWORTH ,WITTE 2020). Au sein de la typologie complexe des cardinaux, il se concentre sur les protecteurs de couronne, et en particulier sur leur mécénat musical au Seicento à Rome.

La vie musicale et festive romaine de cette époque est pour partie conditionnée de l’action, souvent magnificente, de ces puissants cardinaux. Du fait de la fonction qu’ils assument à l’égard d’une "nation" donnée, ils interviennent à des degrés divers dans une série d’établissements romains, et y exercent une influence parfois décisive sur l’organisation musicale. Le cardinal protecteur, italien ou non, illustre de manière éloquente la complexité et le caractère équivoque de concepts tels que l’identité nationale ou la loyauté, en ces temps marqués par des jeux d’influence mouvants, qui se superposent aux rivalités entre les grandes puissances de l’époque. Figure de poids au sein d’un parti national donné à Rome, dont l’importance se mesure aussi à ses liens avec le pape régnant et/ou à son réseau familial, il en est souvent la première figure (voir entre autres DE LUCA 1680, MORONI 1852, MARCEAU 2019 et PONCET 1998). 

Ce projet entend enrichir, voire dépasser, le modèle du « cardinal-amateur de musique », dont la libéralité a souvent été interprétée comme l’accessoire de son rang et de son devoir social. Si la splendeur de ses actions contribue à l’affirmation sociale et politique de la personne du cardinal, c’est aussi l’image de l’Église et de la nation dont il est supposé défendre les intérêts qui est en jeu. La différentiation des pratiques mises en œuvre par le "protector" dans les espaces et les institutions auxquels il est lié, son rôle dans la diffusion des idées, des formes et des artistes dans l’Europe culturelle et dans l’importation des pratiques nationales à Rome, de même que la conformité de son action à l’idéal moral du cardinal tridentin, constituent autant de questions qui seront envisagées dans l’objectif de préciser un mécénat aux traits singuliers.

 

This project contributes to the renewal of the study of cardinal patronage. Within the complex typology of cardinals, it focuses on the crown protectors and, in particular, their musical patronage during the Seicento in Rome. Musical and festive life in Rome during this period was partly conditioned by the often magnificent action of these powerful cardinals. As a result of the role they assumed with regard to a given "nation", they intervened to varying degrees in a series of Roman establishments, and exerted a sometimes decisive influence on the musical organization within. The cardinal protector, who could be Italian or not, eloquently illustrates the complexity and equivocal nature of concepts such as national identity or loyalty, in these times marked by shifting influences that overlapped with the rivalries between the great powers of the time. He was an influential and often leading figure within a given national party in Rome, whose importance was also measured by his links with the reigning pope and/or his family network.

This project intends to enrich and even go beyond the model of the "cardinal-music lover", whose liberality has often been interpreted as an accessory to his rank and social duty. While the splendour of his actions contributed to the social and political affirmation of himself, it was also the image of the Church and the nation, whose interests he was supposed to defend, that was at stake. The differentiation of the practices implemented by the protector in the spaces and institutions to which he was linked, his role in spreading ideas, forms and artists in cultural Europe and in importing national practices to Rome, as well as the conformity of his action with the moral ideal of the Tridentine cardinal, are all issues that will be considered with the aim of defining a patronage with singular features.

L'infortune de Léonard de Vinci
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L'infortune de Léonard de Vinci

Responsable du projet : Laure FAGNART
Membre associée : Stefania TULLIO CATALDO
Université de Liège (PDR-SHS 2021-2024)

Ce projet entend inscrire l’exceptionnelle célébrité de Léonard de Vinci dans le temps long de l’Histoire. Les tableaux du Florentin – qui, aujourd’hui, causent des accidents diplomatiques ou se vendent pour des sommes qui dépassent l’entendement – n’ont pas toujours attiré des foules démesurées. Dès la seconde moitié du XVIe siècle, en Italie, où peu d’œuvres du maître sont localisées, les commentateurs se désolent de constater que ces réalisations sont désormais ruinées ; au XVIIe siècle, en France, où un important lot de ses tableaux est pourtant conservé depuis le règne de François Ier, les peintures de Léonard sont méconnues, critiquées, maintenues dans des réserves et peu considérées comme des modèles à suivre. Comment comprendre de tels mécanismes ? Au-delà du mauvais état de conservation de plusieurs œuvres du Florentin et de la rareté des compositions qu’il a achevées, comment expliquer l’infortune de la production artistique de Léonard ? C’est tout l’enjeu de la recherche que nous organisons autour de deux principaux axes. D’une part, il s’agit de répertorier et d’analyser un ensemble de considérations tenues sur les œuvres peintes du maître dans les textes relatifs aux arts publiés entre 1519 et le début du XVIIIe siècle, propos qui témoignent d’une réélaboration constante des réflexions des premiers biographes. D’autre part, on se concentre sur les gravures qui aux XVIe et XVIIe siècles reproduisent – ou plutôt traduisent – les œuvres du Florentin et qui, on le sait, contribuent de façon décisive à la fortune ou à l’infortune d’un artiste.

À terme, les résultats de la recherche seront valorisés sous la forme d’un ouvrage et d’une exposition, préparée avec la collaboration étroite de la Bibliothèque nationale de France.

Institutions partenaires : Bibliothèque nationale de France ; Château royal d’Amboise.

PerformArt
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Promoting, Patronising and Practising the Arts in Roman Aristocratic Families (1644-1740). The Contribution of Roman Families' Archives to the History of Performing Arts

Responsable du projet : Anne-Madeleine GOULET (CNRS)
Membre associé : Emilie CORSWAREM

H2020 actions ERC – 2015 Consolidator Grant (CoG) n° 681415 (01/09/2016 – 31/08/2022)

Rome, centre de la chrétienté et capitale des États pontificaux, parsemée d'églises et d'institutions religieuses, fut aussi aux XVIIe et XVIIIe siècles la scène de conflits et de rivalités intenses entre une vingtaine de grandes familles aristocratiques qui savaient employer les spectacles musicaux, théâtraux et chorégraphiques qu'elles organisaient pour marquer ouvertement leur positionnement politique. Cette production artistique des palais et des villas de villégiature de la noblesse a été beaucoup moins bien étudiée que la vie artistique de la cour pontificale, des grands théâtres de la cité ou des principales églises. C'est pour enrichir notre connaissance de l'histoire du spectacle à Rome au sein des élites romaines entre 1644 et 1740 à partir de l'abondante documentation que constituent les archives de onze familles importantes de la haute aristocratie que le projet Performart a été conçu et développé en prolongement d'une première expérience de quatre années du porteur du projet dans les archives romaines. La collaboration méthodique de plusieurs archivistes spécialisés et de spécialistes internationaux issus de disciplines diverses et complémentaires déjà engagés dans des thématiques de recherche liées à cette micro-société devrait assurer la mise à jour et la valorisation, à travers une base de données relationnelle, de documents originaux susceptibles d'éclairer les pratiques sociales et artistiques, les motivations et les conditions du mécénat, la cadre matériel de la production artistique, le statut de l'artiste et ses liens de plus ou moins grande dépendance à l'égard de ses protecteurs, enfin la portée politique, locale et internationale, de l'engagement de ces familles nobles dans la vie artistique de Rome.

Site web du projet

Institutions partenaires : CNRS (Host Institution), École française de Rome (Partner)

CSB
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Cultures du Spectacle Baroque : la fête baroque entre Italie et Pays-Bas (1585-1685)

Responsables du projet : Annick DELFOSSE (ULg), avec Ralph DEKONINCK (UCL), Maarten DELBEKE et Koen VERMEIR.
Membres associés : Membres actifs : Rosa DE MARCO et Caroline HEERING
Anciens chercheurs : Minou SCHRAVEN, Alessandro SERRA, Laurent GRAILET (ULg), Grégory EMS (UCL)

BELSPO (03/2011-... )

Si la notion même de baroque a été largement questionnée, notamment quant à la validité de son application dans le champ des arts plastiques et de la littérature, elle a pu récemment être réinterrogée à la lumière des quelques rares études menées sur ce qu'il convient désormais d'appeler la « culture du spectacle ». Cette dernière appellation présente l'intérêt de réinscrire le champ des beaux-arts dans celui plus vaste des autres formes d'expression audio-visuelle comme le théâtre et la musique avec lesquelles ils fusionnent à des fins notamment de célébration d'un événement politique et/ou religieux. À côté de ces arts visuels et scéniques, la science a, elle aussi, contribué à l'élaboration de cette culture qui fait une grande place aux effets merveilleux rendus possibles par les progrès techniques, ces spectacles devenant ainsi des lieux d'expérimentation non seulement artistique mais aussi scientifique.

Ce projet inter-universitaire a pour objectif de proposer une approche renouvelée de la fête baroque dans l'espace des Pays-Bas en tentant de comprendre ses liens avec l'Italie – et plus généralement avec le croissant baroque baroque méditerranéen) et plus encore en étudiant non pas tant le discours de la fête baroque que ses dispositifs et ses mécanismes ainsi que la manière dont ceux-ci transforment les acteurs, les espaces, les objets et les temps.

Institutions partenaires : GEMCA, Academia Belgica, Institut Historique Belge de Rome et Fondation Nationale Princesse Marie-José.

GG
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Gruppo Guiron

Responsable du projet : directeurs : Lino LEONARDI (Opera del Vocabolario Italiano) et Richard TRACHSLER (Universität Zürich); coordinateur : Nicola MORATO (Université de Liège)
Membres associés : Liste des membres

Fondazione Ezio Franceschini (durée indéterminée) – Ente Cassa di Risparmio di Firenze (pour l'année 2016)

Projet finalisé à l'étude et édition critique intégrale du corpus textuel du cycle de Guiron le Courtois

Site web du projet

Institutions partenaires : UR Transitions (Université de Liège), Dip. di Filologia e Critica (Università di Siena), Romanisches Seminaar (Universität Zürich)

Annonciades célestes
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Histoire des annonciades célestes

Responsable du projet : Marie-Elisabeth HENNEAU
Membres associés : Julie PIRONT

Projet individuel (2010-...)

L'ordre de l'Annonciade céleste est particulièrement représentatif des nouveaux instituts féminins créés dans le contexte de la Réforme catholique. Étudier son histoire et son mode de fonctionnement permet certes de traiter des questions relatives à l'histoire des phénomènes religieux des 17e et 18e siècles, mais aussi de toucher à l'histoire culturelle européenne, documentée grâce aux brassages d'idées diffusées et échangées par l'intermédiaire de ces communautés, enfin, et peut-être surtout, d'aborder un pan de l'histoire de femmes méconnues et pourtant accessibles par le nombre considérable de traces matérielles qu'elles ont laissées.

En l'espace de quelques décennies, ces annonciades ont réussi à couvrir l'Europe occidentale d'une cinquantaine d'établissements destinés à abriter des contemplatives particulièrement cloîtrées et à constituer autant de citadelles catholiques aux frontières du protestantisme. Contrairement à l'opinion reçue, leur choix délibéré d'une rupture radicale avec le monde a coïncidé avec une réelle affirmation de leur identité féminine et avec la mise en place de réseaux relationnels les mettant en contact avec les milieux religieux, sociaux, économiques, politiques et intellectuels de leur temps. Vivre hors de la société, tout en s'y inscrivant sans cesse et en y laissant leur empreinte, voilà une des composantes du projet de vie de ces religieuses que l'étude de leurs monastères permet d'approcher au plus près. Leur implantation à l'échelle européenne permet en outre d'apprécier leurs capacités d'adaptation à des contextes politiques et culturels diversifiés, tout en manifestant leur attachement à leurs spécificités identitaires communes (sentiment d'appartenance à un ordre, mémoire de la fondatrice, respect de la clôture, uniformisation des coutumes...).

Dictionnaire SIEFAR
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Dictionnaire en ligne des femmes de l'ancienne France, éd. Société internationale pour l'étude des femmes d'Ancien Régime (SIEFAR)

Responsable du projet : Marie-Élisabeth HENNEAU, pour la SIEFAR
Membres associés : Julie PIRONT

Fonds propres de la SIEFAR ; Fondation Florence Gould ; Ville de Paris ; Institut Émilie du Châtelet ; FERULg (2002-...)

Ce dictionnaire en ligne est destiné à présenter les femmes, célèbres ou non :

  • qui ont vécu du Ve au XVIIIe siècle : des contemporaines de sainte Geneviève aux femmes nées en 1780
  • qui ont un rapport confirmé avec la France et/ou avec sa langue
  • qui ont agi ou laissé des traces dans un ou plusieurs domaines : politique, culture, science, arts, religion, société, économie...

Le dictionnaire comprend deux types de notices :

  • des notices «modernes», constituant le nouveau dictionnaire, confectionné sous l'égide de la SIEFAR, et
  • des notices «anciennes», reproduites à partir d'ouvrages publiés depuis le XVIe siècle

Les notices « modernes » sont destinées à pallier les insuffisances de la plupart des dictionnaires existants, dans lesquels les femmes sont généralement absentes (au-delà des «grands noms»), ou encore souvent évoquées de manière fantaisiste, voire malveillante. Il est également destiné à recenser tous les types de femmes (à partir du moment où elles ont un rapport confirmé avec la France et/ou sa langue), y compris celles qui ont été très peu connues au-delà de leur domaine d'activité ou de leur région.

Il s'agit de porter un regard neuf sur les femmes, regard qui tient compte des avancées considérables faites depuis quarante ans dans l'analyse de la place qu'elles ont occupées dans l'histoire aussi bien que de « redécouvrir » des femmes complètement oubliées ou mal répertoriées.

Site web du projet

Institutions partenaires : Reid Hall (Columbia U.), FERULg (U. de Liège), AMo EA 4276 (U. de Nantes), U. Augsburg, U. Versailles-St-Quentin

LIMIA
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Littérature d'Inspiration Médiévale dans les Imprimés Anciens

Responsable du projet : Nadine HENRARD
Membres associés : Renaud ADAM, Adélaïde LAMBERT, Alain MARCHANDISSE

Ce projet vise à appréhender le rôle joué par le monde de l'imprimerie quant à la connaissance, la transmission et la diffusion des récits médiévaux de langue française entre 1470 et 1550. Conçu dans une perspective interdisciplinaire, aux confins de l'histoire littéraire, de la philologie, de l'histoire culturelle et de l'histoire du livre, il vise à éclairer d'un jour nouveau la place occupée par la littérature médiévale narrative en langue française dans l'activité éditoriale des premiers imprimeurs, et ainsi, à mieux apprécier l'impact culturel de cette véritable révolution technologique et culturelle que constitue la naissance de l'imprimerie. Il s'articule autour de sept axes de recherche, qui correspondent aux sept catégories de textes narratifs diffusés par les premiers imprimeurs :

  • Matière épique
  • Fictions romanesques
  • Récits brefs
  • Matière antique
  • Historiographie
  • Récits de voyage
  • Hagiographie.

Outre les diverses manifestations scientifiques organisées dans le cadre de ce projet, il s'agira d'œuvrer à l'élaboration d'un répertoire de notices inédites destinées à recenser l'intégralité des imprimés de textes narratifs du Moyen Âge français publiés entre 1470 et 1550.

Site web du projet : En cours de construction

Institutions partenaires :
France : Université Charles-de-Gaulle Lille 3, Université du Littoral (laboratoire Alithila- – Côte d'Opale (Dunkerque et Boulogne-sur-Mer) ; Université Paris-Sorbonne ; Université de Reims – Champagne Ardenne ; Bibliothèque nationale de France
Italie : Università degli Studi di Milano, Università degli Studi internazionali di Roma, Università degli Studi di Siena, Università degli Studi di Torino, Università degli Studi di Udine,

Présentation et liste des membres

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