Musique et processus identitaire
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Musique et processus identitaire : le cas des églises nationales romaines (16e et 17e siècles)

Responsable du projet : Emilie CORSWAREM, Marie-Alexis COLIN (ULB)
Membres associés : Jorge MORALES, Charles-Yvan ELISSECHE (ULB)

Le projet a été financé par le F.R.S-FNRS (PDR) entre 2015 et 2019.

Cette recherche vise à développer l'étude de la musique des églises nationales de Rome aux 16e et 17e siècles en posant la question – fondamentale – des échanges culturels entre ces institutions et les pays qu'elles représentent dans la cité pontificale.

Il s'agit, pour ce faire, d'analyser comment les traditions liturgiques et paraliturgiques, tel un mode d'expression privilégié de l'appartenance à une même entité « nationale », constituent l'un des axes autour desquels une communauté donnée se cimente en terre étrangère.

En filigrane de cette étude, ce sont donc tant la question de l'élaboration d'un processus identitaire d'une communauté sise en terre étrangère que celle de l'hybridation culturelle qui sont donc posées. C'est par ailleurs une meilleure compréhension de la dialectique des échanges culturels qui s'opèrent à Rome qui est visée.

Institutions partenaires : Université libre de Bruxelles

Sacer Horror
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L'expérience du merveilleux au coeur des récits de fête

Responsable du projet : Annick DELFOSSE
Membres associés : Rosa DE MARCO, Pedro GERMANO LEAL

FRS-FNRS (PDR, 10/2016 – 09/2018)

Ce projet, qui prolonge le projet Cultures du Spectacle Baroque, a pour objectif de proposer une étude renouvelée des relations de festivités religieuses, ces relations étant envisagées comme lieu de recréation de l'événement et non comme simple chronique de ce dernier. Nos travaux se concentrent sur les relations jésuites relatives aux solennités organisées pour la double canonisation d'Ignace de Loyola et de François-Xavier (1622) dans le but de démontrer que les jésuites ont contribué au renouvellement du langage de la fête en mettant l'accent, dans leurs relations, sur les effets des dispositifs spectaculaires. Il s'agira plus précisément de comprendre les stratégies discursives qui permettent au « scriptor » jésuite de rendre compte par l'écrit de la force performative de la cérémonie et de l'expérience religieuse attendue. Trois champs sémantiques seront en particulier explorés et croisés : celui des apparati (arcs de triomphe, architectures éphémères, chars de procession...), celui des performances (pyrotechnie, joutes rhétoriques, tableaux vivants...) et celui des effets (émerveillement, joie, stupeur...). Cette analyse repose sur le développement et l'exploitation de la base de données « Cultures du spectacle baroque ».

Institutions partenaires : GEMCA-UCL (Ralph DEKONINCK et Caroline HEERING)

SULUK
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La Chronique des Ayyoubides et des Mamelouks d'al-Maqrizi : édition critique, traduction annotée et étude d'al-Sulūk

Responsable du projet : Frédéric BAUDEN
Membres associés : Elise FRANSSEN

CSR (Crédit classique, 01/04/2015 – 31/12/2017)

Le projet vise à la publication et l'étude du texte d'al-Sulūk avec une nouvelle approche puisque l'équipe pluridisciplinaire mettra à profit différents matériaux qui attestent de la méthode de travail d'al-Maqrizi (carnets de notes, manuscrits holographes, résumés de sources exploitées de sa main). Il consistera en la préparation d'une édition critique définitive tenant compte de l'ensemble des manuscrits disponibles avec traduction anglaise de l'ensemble du texte basée sur la nouvelle édition et accompagnée d'une annotation digne de ce nom permettra aux chercheurs non arabisants d'avoir enfin accès à l'intégralité du texte et non plus seulement à certaines parties.

EpistolART
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EpistolART. Les correspondances artistiques à la Renaissance

Responsables du projet : Paola MORENO (promotrice porte-parole), Dominique ALLART, Annick DELFOSSE, Laure FAGNART (co-promotrices)
Membres associés : Cristiano AMENDOLA, Lucia AQUINO, Alessandro ARESTI, Mariaelena BUGINI, Rosa DE MARCO, Antonio GEREMICCA, Hélène MIESSE, Gianluca VALENTI, Claudia MARCONATO, Eva TRIZZULLO, François PUTZ

Le projet a été financé par la Communauté française de Belgique / Action de recherche concertée (ARC) entre 2013 et 2017.

Le projet EpistolART vise à répertorier, éditer et analyser les échanges épistolaires relatifs aux arts et aux artistes des XIVe, XVe et XVIe siècles. Jusqu'à présent, il se concentre sur le Carteggio inedito d'artisti dei secoli XIV, XV, XVI (éd. Johannes W. Gaye, 3 vol., 1839-1840) et propose une réédition des lettres publiées par le chercheur allemand. Ces rééditions sont versées dans une base de données on-line, accompagnées d'une reproduction photographique du document, d'une description matérielle et d'un apparat philologique. L'ensemble du corpus ainsi constitué peut être interrogé de façon transversale, sous l'angle codicologique, paléographique, lexical, philologique et historique. Il se prête à des recherches multidisciplinaires, portant sur des auteurs singuliers comme sur des questions de langue ou des configurations textuelles, ainsi que sur les préoccupations artistiques dont les lettres sont l'expression. L'un des enjeux du projet est de proposer un modèle permettant d'éviter la perte d'informations et les altérations de sens inhérentes à l'exploitation, fréquente dans la littérature sur l'art, d'extraits de textes traduits et décontextualisés.

Site web du projet

Institutions partenaires : ARCHILET – Reti espistolari. Archivio delle corrispondenze letterarie di età moderna (secoli XVI-XVII), Bibliothèques virtuelles humanistes / Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, Université François Rabelais de Tours, Casa Buonarroti, CIPL – Centre Informatique de Philosophie et Lettres (Université de Liège), EMLO – Early Modern Letters online, The Medici Archive Project

La « paix des dames »
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Entre diplomatie, mises en scène du pouvoir et célébrations

Responsable du projet : Laure FAGNART
Membre associé : Jonathan DUMONT

Le projet a été financé par le F.R.S.-FNRS (CDR) et le Programme Tournesol, mis en œuvre par Wallonie-Bruxelles International en collaboration avec le F.R.S.-FNRS entre 2016 et 2019.

Parmi toutes les femmes qui ont exercé une fonction de pouvoir dans l’Europe de la Renaissance, Louise de Savoie (1476-1531), mère de François Ier, et Marguerite d’Autriche (1480-1530), tante de Charles Quint, sont parmi les plus célèbres. Le traité de paix qu’elles négocièrent ensemble et signèrent, au nom de leurs fils et neveu, à Cambrai, en 1529, ne l’est pas moins. Demeuré dans les mémoires comme la « paix des Dames », cet accord mit fin à la deuxième guerre que se livraient le roi de France et l’empereur. La rencontre – dominée par des figures féminines de premier plan – fut le théâtre d’intenses tractations entre la France d’une part, l’Empire, les Anciens Pays-Bas et les Espagnes de l’autre.

Dans le cadre du projet, deux rencontres internationales ont été organisées, l’une en 2017 à l’Université de Liège, l’autre en 2018 au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse. Un imposant ouvrage collectif – avec trente-deux contributions – a été publié en 2021, dans la collection « Renaissance » des Presses universitaires François Rabelais de Tours. Ce livre étudie la négociation de paix en elle-même, le cérémonial qui l’a entourée et la façon dont l’accord a été rendu public et célébré. Au-delà, on comprend le rôle que les femmes jouent dans les processus de pacification. On entend, aussi, contribuer à l’histoire de la construction, de la représentation et de la mise en scène des pouvoirs, spécialement en ce qui concerne le pouvoir féminin.

Institutions partenaires : Österreichische Akademie der Wissenschaften de Vienne (Jonathan DUMONT) ; Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse (Pierre-Gilles GIRAULT) ; Sorbonne Université (Nicolas LE ROUX).

ELEO
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Ex(-)Libris ex Oriente

Responsable du projet : Frédéric BAUDEN
Membres associés : Tufan KARA, Elise FRANSSEN

FNRS, (CDR, 01/01/2015 – 31/12/2016)

La base de données Ex(-)libris ex Oriente permet d'améliorer notre connaissance de l'histoire du livre en Islam à travers de multiples études relevant de l'histoire des idées (lectures et notes des savants), de l'histoire sociale, économique et urbaine, de la topographie historique (identification des toponymes, localisation des bibliothèques), et bien sûr des études biographiques (identification des propriétaires/collectionneurs/commanditaires, identification des écritures des savants).

Site web du projet

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